mercredi 30 avril 2008
"Das Wandern ist des Müllers Lust, das Wandern." (die schöne Müllerin / Schubert)

Mes chers petits,
Je crois bien que je m'en vais.
C'était un peu farfouillu ici (je suis chez moi ici, j'invente des mots si je veux) et entre mon journal photographique et mon cahier à quatre mains, je ne savais plus trop quoi où et comment.
J'ai été fatiguée de régner sur ce royaume bordélique. Je le laisse former une démocratie et je me retire dans un modeste carnet Moleskine, qui, somme toute, me convient bien mieux.
A la bonne vôtre!
votre Princesse qui abdique.
Et que vous retrouverez peut-être ici ... (?)
Pensez à actualiser vos liens!
mardi 29 avril 2008
Réveil aux aurores
Je ne suis plus du tout présente, pardon, pardon, pardon!
Pour vous occuper, voici ce qui occupe mon cerveau depuis quelques semaines déjà. Pire que le Boléro (mais beaucoup plus chouette aussi).
03 - Op. 64- Romeo & Juliet - Act 1 Scene 1.02 The Street Awakens - Morning Dance
lundi 21 avril 2008
Explications
pour celui ou celle qui cherche désespérément la signification de menuetto da capo.
Normalement, un menuet est suivi d'un trio, un section généralement plus calme que le menuet. A la fin du trio, il est marqué menuetto da capo. Cela veut dire qu'il faut rejouer le menuet, sans le trio.
Au final, tu as donc une forme A-B-A: menuetto - trio-menuetto.
Hier j'ai revu lui:
Jean-Marc, co-musiqueux au lycée.
Je suis stressée comme un pingouin. On est déjà le 21 avril, c'est pas possible, cela devrait être interdit. 17 jours jusqu'à la date fatidique où votre Princesse se fera occire de mon concours d'admission à Lausanne. Bach manque de clarté et de précision, Martin refuse de rentrer dans ma mémoire, Liszt on disait que ça allait et Beethoven... Beethoven c'est le chantier catastrophique de la comète nucléaire. Et, cerise sur le gâteau, je suis convoquée pour 13h, mais je dois attendre jusqu'en début de soirée pour que les résultats soient affichés dans le hall. Déjà tout le monde verra comment je me suis mangé. Mais je ne serai plus là pour le voir, j'aurai déjà eu 3 crises de panique, 2 d'hyperventilation, 5 d'apoplexie et 8 arrêts cardiaques. Attends, t'imagines?! 6-7h d'attente cruelle, de mortelle incertitude?!
jeudi 17 avril 2008
"Wo die Worte aufhören, fängt die Musik an"
Si vous craignez de me perdre de vue, suivez les notes de la mazurka. Dans un espace où je me rends quotidiennement. Avec des mots qui laissent place à l'imagination.
Qui en disent plus tout en dévoilant moins.
modèle: Lisa
mardi 15 avril 2008
"Ta mère fit un pet foireux / Et tu naquis de sa colique" - Guillaume Apollinaire
Apollinaire, c'est super drôle; Céline, tu as tort de le boycotter, et Aleks, merci bien de m'avoir rappelé ces vers si drôles.
Je suis malade. Evidemment, il fallait que ça tombe le jour où je
n'avais pas cours (Frau Doktor hat eine Tagung in Como), et où par
conséquent je me réjouissait de squatter la banquette de mon piano de
07:00 jusqu'à 19:00. super gros GROUMPF!
Sur une allusion de Patrick aux déboires en cours d'allemand, je me suis rappelé cet épisode:
Personnages:
Lavinie, une grande gamine de 11 ans
La maîtresse, une dame dans la cinquantaine, 100% suisse romande.
Décors:
Une salle de classe d'école primaire.
Maîtresse_ Ich gehe zur Schule und ich gehe in die Kirsche. Und du, Lavinie?
Lavinie_ Ich gehe nicht in die Kirsche, ich bien kein Wurm.
[Lavinie passa le reste de la leçon derrière la porte]
Si quelqu'un doit aller dans quelqu'un d'autre, alors la cerise ira dans moi, et difficilement l'inverse.
[A noter que lors de la communion vue par les catholiques, c'est ce qui se passe, mais avec du pain et du vin, non pas avec des cerises.]
... Zut. J'avais une reflexion que j'ai oublié maintenant. C'est bête, c'était rigolo.
Ca devrait être interdit aux Horowitz de jouer Chopin. (Je n'aime pas du tout Wladimir Horowitz. Je ne comprends pas qu'on l'adule à ce point. D'ailleurs, j'aimerais bien savoir, alors si vous admirez le pianiste-à-la-technique-étrange, dites-le-me-le, et surtout, dites-moi pourquoi.)
Au cours de Monteverdi, Zopp' a mentionné Strauss* et Brahms. Et mon cœur a battu plus vite. Et le monde entier - presque - c'est tourné vers moi. Et puis j'ai plus la grippe. Et puis je suis heureuse. Et j'ai même envie, de mon propre gré, d'écouter du Monteverdi.
Je crains être nettement moins présente dorénavant.
Parce que. Beaucoup.
Tout d'abord j'ai subitement un troupeau de correspondants. Philippe, le Français - Viola, l'Allemande - Alexandr, le Russe - Konatsu, la Japonaise - Diego, le Mexicain - Nina, la Suisse-allemande - Elif, la Turque.
Ensuite parce que j'ai mes concours d'entrée aux conservatoires de Berne, Lausanne et Genève.
Et surtout parce que j'ai beaucoup de choses qui se passent dans ma tête et mon cœur, une vie intérieure très riche (ça sonne un peu pompeux...), que cela demande beaucoup de temps pour clarifier, écrire, réfléchir, approfondir, comprendre...
J'ai aussi réalisé depuis un moment, que mes passions, mes craintes, mes questionnements, bref, tout ce qui m'habite, était surprenant, étrange et parfois même risible pour les autres. Incompréhensible. Que je n'écrivais ici que des insanités dont le but si vil n'était autre que d'attirer le plus grand nombre possible de lecteurs. En fin de compte, je pratiquais l'"art" de la littérature grand public, facile d'accès, plaisante, superficielle, comme les romans à l'eau de rose et beaucoup de best-seller.
Je n'arrête pas d'écrire - pas, ou pas encore. Mais.
Rien à voir, mais j'aimerais beaucoup mourir sur scène. Comme ça. Le cœur qui s'arrête avec les notes et l'âme qui s'envole avec la musique.

*Si je dis Strauss, il s'agit toujours de Richard. L'autre... Pfffff!
samedi 12 avril 2008
Tableaux d'une exposition: Evgeny Kissin versus Ivo Pogorelich
Oyé oyé brave gens!
Ce soir, je me lance un (très) grand défi: ce soir, je vais tenter d'être objective en parlant de musique. Et même plus: objective en comparant deux versions des Tableaux d'une exposition de Mussorgsky, soit la version culte d'Ivo Pogorelich et ma version de référence de Evgeny Kissin.
*Concentration maximale*Y a pas photo, l'enregistrement réalisé par Evgeny Kissin en 2001 est le nec plus ultra.
Lavinie! objective on a dit...
...
Bon. Soit.
*tu peux le, tu peux le faire*
J'ai écouté les deux enregistrements, celui d'Ivo Pogorelich chez Deutsche Grammophon (1997) et celui d'Evgeny Kissin chez RCA (2001). Deux qualités sonores différentes, en faveur de Kissin - cela va être encore plus difficile d'être objective. En entier d'abord, l'un après l'autre, puis chaque pièce séparément.
En entier
Le résultat est très différent et me plaît tant pour l'un que pour l'autre.
Pogorelich a globalement opté pour des tempi plus lents - ou moins rapides - que Kissin.
Le sentiment d'unité est peut-être plus marquant chez Pogorelich, peut-être du fait de ses Promenades qui se ressemblent plus entre elles que celles de Kissin. Mais j'aime aussi les grands contrastes de Kissin.Les promenades
Globalement plus lentes chez Pogorelich. Musicalement, je ne pourrais pas donner ma préférence à l'un plutôt qu'à l'autre. Par-contre, s'il s'agissait d'aller voir une exposition, j'accompagnerais plus volontiers Pogorelich, qui se laisse le temps de passer d'un tableau à l'autre. Parce que, comme certains le savent peut-être, je suis d'une lenteur exaspérante lorsqu'il s'agit d'expositions. J'aime prendre mon temps pour apprécier pleinement!Gnomus
J'aime beaucoup la version de Pogorelich, qui montre un gnome hideux, violent, un nain qui déborde de haine et de rage. On imagine très bien le rictus affreux, les yeux injectés de sang et son attitude menaçante. Une version très osée, avec un son rauque, dur et brutal. Kissin reste trop sage, trop soucieux de la beauté du son. Ce gnome est laid, sa musique doit l'être aussi!
1+ pour Ivo PogorelichIl vecchio castello
Pogorelich prend un tempo assez rapide, qu'il tempère avec des rubati plus ou moins heureux. Je n'arrive pas à me retrouver dans cette vision, j'ai presque l'impression qu'il la passe un peu vite, parce qu'il faut bien jouer cette pièce qui fait partie de l'œuvre...
J'aime en revanche beaucoup l'interprétation de Kissin. Cette fois, la qualité du son se colle parfaitement à cette peinture un peu nostalgique du vieux château. Le temps est suspendu comme la vieille demeure qui semble flotter au-dessus du brouillard. C'est figé, c'est mélancolique, c'est poétique, c'est raffiné. Et c'est le seul Vecchio castello que je ne trouve pas ennuyant.
1+ pour Evgeny KissinLes tuileries
Ici, je doute qu'un pianiste réussisse un jour à surpasser la version de Kissin. Ce qu'il fait est incroyable: un tempo très rapide et une clarté de l'articulation... Ses staccati me donnent la chair de poule à chaque écoute. Autant Evgeny Kissin nous peignait un château immobile et solitaire, autant il peuple ses Tuileries d'un ribambelle de gamins criards. La puissance évocatrice est telle qu'on les entend rire, crier, se chamailler, se taquiner. L'interprétation de Pogorelich est molle et lourde à côté.
1+ pour Evgeny Kissin- Bydlo
Chez Pogorelich, le char est lourd, très très lourd, et les bœufs très fatigués, exténuées, tirent avec peine leur charge sur la route embourbée. Le dur labeur de ces bœufs rappelle le travail de Sisyphe, cette pierre si énorme, si lourde, cette pente si raide. Et cela semble ne jamais vouloir avoir de fin. Kissin nous montre plutôt un simple attelage qui rentre des d'une journée aux champs. Les bœufs sont fatigués, mais pas encore à bout de force. Pogorelich donne une dimension quasi symbolique à son Bydlo, qui me plaît beaucoup. Je viens de voir une hypothèse selon laquelle le joug des bœufs serait aussi le symbole de l'oppression polonaise, ce qui vient renforcer la justesse de l'interprétation de Pogorelich.
1+ pour Ivo Pogorelich
Ballet des poussins dans leur coque
Une nouvelle différence dans le choix du tempo qui se révèle décisive. Les poussins de Pogorelich sont encore à moitié endormis et titubent un peu. Ceux de Kissin sont en revanche en pleine forme et piaillent à tout va. Ici encore, comme dans les Tuileries, un touché très fin, une articulation époustouflante pour un Ballet léger comme ces petits poussins jaunes qui tourbillonnent de manière totalement désordonnée et crient à qui mieux mieux. Une excellente version.
1+ pour Evgeny KissinSamuel Goldenberg und Schmuyle
J'ai un peu de peine avec la seconde partie de Pogorelich, que je trouve décidément trop maniérée, du moins d'un point de vue musical. Après, pour ce qui est du sens, l'idée de ces rubati, de cette sorte d'hésitation permanente est tout à fait défendable. Soit qu'il s'agisse dans cette seconde partie du juif riche (d'où le caractère très maniéré), ou du juif pauvre qui regarde avec convoitise, aimerait mais n'ose pas vraiment (d'où le caractère hésitant). J'ai un avis partagé entre la version de Pogorelich que je trouve très intéressante, et celle de Kissin que mes oreilles préfèrent.
Le marché de Limoges
Ici je m'avoue perplexe. Les deux, Pogorelich et Kissin, présente un marché plus ou moins identique! Je les aime donc les deux. Une très grande virtuosité pour rendre en musique ces femmes qui qui vendent leurs légumes dans un joyeux brouhaha, l'oreille distinguant parfois un bout de phrase avant de le perdre à nouveau dans cette confusion de mots lancés de tous côtés.Catacombes (sepulchrum romanum)
Con mortuis in lingua mortua
Pour ces deux pièces, ma préférence va aux versions de Kissin, avec une sonorité fragile mais pas creuse, comme quelque chose d'incertain, un songe plus qu'une réalité. Une main droite extrêmement légère pour Con mortuis in ligua mortua pour souligner le caractère presque surnaturel de la pièce, peut-être déjà dans l'eau-delà. Avec Kissin, les Catacombes ont un côté effrayant, mais elles exercent aussi une sorte d'attirance irrésistible. Et dans la seconde pièce, le spectateur converse avec des spectres vaporeux qui traversent l'air immobile. Pogorelich reste à mon sens trop terre à terre.
1+ pour Evgeny KissinBaba yaga
Ici, c'est à nouveau Pogorelich qui a ma préférence. Sa Cabane sur des pattes de poule est une grosse machine terrifiante et infernale. Ses changements incessants de tempo accentue le caractère imprévisible de cette apparition diabolique dont le mécanisme nous échappe totalement (et rend le tout autrement plus inquiétant). Comme pour Gnomus, Pogorelich nous offre quelque chose de très peu conventionnel qui correspond tout à fait à cette chose étrange qu'est la cabane sur des pattes de poule. Et Kissin reste trop obsédé par la beauté du son pour oser une interprétation aussi convaincante que celle de Pogorelich.
1+ pour Ivo PogorelichLa grande porte de Kiev
J'ai un faible très certain pour les cloches que Evgeny Kissin fait sonner à toute volée à la fin de la pièce. Pogorelich, malgré une très belle version, n'arrive pas à rivaliser avec ce son de cloches que Kissin arrive à produire et qui confère à sa grande porte un caractère grandiose et une richesse d'imagination supplémentaire. Le son est grand, rond, plein, vibrant comme des lourdes cloches.
1+ pour Evgeny Kissin

5-3 pour Evgeny Kissin... (Ouf!)
Mais je ne pense pas que ce soit utile de raisonner comme ça. Il ne s'agit pas d'un match de foot, mais de musique!
Pour ma part, je préfère encore et toujours la version de Kissin,simplement déjà pour ses Tuileries que je n'échangerait contre rien au monde, et aussi parce que les deux pièces dans lesquelles Pogorelich cartonne - Gnomus et Bydlo - sont, avec Il vecchio castello les trois pièces que j'écoute le moins.
La version d'Ivo Pogorelich reste sans doute une référence, en tout cas je le trouve vraiment excellente et, selon moi, elle mérite les éloges dont on la couvre.
vendredi 11 avril 2008
"On voyait le sillage et nullement la braque / Parce que le bonheur avait passé par là." - Jules Supervielle

mercredi 9 avril 2008
Bees are singing in the happy sky

mardi 8 avril 2008
Il est né le p'tit Moleskine! Jouez zobois résonnez musettes!

Il est là!
Il m'a coûté 16.-, soit l'équivalent d'un recueil de poèmes d'Emily Dickinson en édition bilingue à la librairie Albert le Grand. Emily Dickinson, elle est formidable, elle a écrit de poèmes d'herbe odorante et de bourdonnement d'abeilles qu'il faut lire sans modération contre le spleen hivernal. En plus, c'était (c'est?) l'écrivain préférée de ma profinette-chérie.
MAIS!
(Car il y a toujours un mais)
Dans mon super nouveau carnet Moleskine, je peux copier autant de poèmes de Dickinson ou d'autres dans toutes les langues et toutes les traductions que je veux!
La prochaine fois que je découvrirai 16.- dans ma sacoche, j'irai à la librairie.
Quelqu'un sait (Doudou, je fais surtout appel à toi) s'il existe une édition bilingue russe-français des poèmes de Pouchkine?
lundi 7 avril 2008
"Et chez Charly, il faisait jour et chaud. / Tess jouait "Daisy Bell" sur son vieux piano / Un piano avec des dents de chameau."
Pierre Marc Orlan

En ouvrant les rideaux, ce matin.
Vous avez dû le constater, je n'ai un peu rien à dire.
Ou plutôt si, énormément. Mais pas ici.
Madâââme fait ses confidences à son piano ou à son Moleskine.
A propos Moleskine: il me faut absolument un petit carnet à glisser partout: samedi, à Genève, un besoin si urgent d'écrire alors que je n'avais pas de quoi - j'ai été contrainte de griffonner des mots microscopiques sur les côtés pile et face de ma main gauche et son avant-bras.
Bon.
Et sinon, qui c'est qui a osé atterrir ici en cherchant b*tte (ah non ah non, je ne vais pas le taper pour attirer encore tous les copains du mec tordu) (oui, c'est forcément un garçon. Une fille ne ferait pas ça. Et ici, c'est moi qui décide)sur gougeule?! Le coupable sera sévèrement puni. Non mais OH!
Il fait beau aujourd'hui et puis ma dent cassée est réparée. Je peux sourire et parler. yesss!
Oui, parce que samedi, à Genève, j'ai dû développer une technique de camouflage imbattable : parler la tête baissée et sourire la bouche fermée. Ou alors en découvrant juste le haut des dents, mais c'est pas très conseillé, cela fait franchement idiot.
Non puis bon, avoir un cours avec un prof des classe pro de piano à Genève et débarquer avec un sourire touchant - mais édenté ...
(...)
Peut-être qu'il faudrait que je vous commence par vous dire que je suis allée au conservatoire de Genève prendre un cours avec l'un des professeurs, Elisabeth Athanassova.

Genève: Parc des Bastions - filtre ombre
Je ne vous raconte pas le stress, dans le parc des Bastions (photo), en attendant mon cours. Je suis arrivée super en avance parce que je n'ai même pas été fichue de me perdre. Soit. Les dernières pages de Proust ont tremblé dans mes mains moites. Une élève joue la Rhapsodie espagnole. Haha! Et moi avec mon programme minable, bin youpi! Finalement c'était très chouette, elle s'est moquée de moi, tellement paniquée de devoir reprendre au milieu de ma sonate que je n'écoutais même pas les notes qu'elle me dictait.

Genève: Parc des Bastions - filtre soleil
Je pourrais aussi vous dire qu'il est 23h20, que je suis assise en tailleur sur ma chaise, en sous-vêtements, que j'écoute le Finale du concerto en Ré de Haydn en mangeant des fraises et en tapant des bêtises.
Qu'aujourd'hui le temps au bord du lac était comme ça:

Et que je ne suis pas fatiguée.











